Infiltrométrie - quand et quoi ?
Modérateurs : Stephane_T, Ludovic_B, Régis
Infiltrométrie - quand et quoi ?
Bonjour,
Ma question ne concerne pas vraiment les outils de notre cher forum, mais faute de trouver un autre auditoire ... Et puis je sais qu'ici se trouvent souvent des avis éclairés !
Un de mes clients rencontre un pb particulier quant à son test d'étanchéité final. Il voudrait le faire avant de mettre en place le poêle prévu sur l'étude RT2012 (raison budgétaire; le bâtiment se termine et va donc devoir faire l'objet d'un "Achèvement des travaux" mais ne sera habité qu'au printemps, sans besoin de chauffage jusqu'à l'hiver prochain).
L'infiltrométreur dit que son test final ne peut être fait qu'en présence du poêle.
Le guide d'application GA P50 784 de la norme NF EN 13829 à l'usage des infiltromètres dit :
"En complément du §5.2.1 de la norme NF EN 13829 .../ ... : en présence d'un système de chauffage prélevant l'air à l'intérieur du bâtiment, dont les consommations énergétiques sont prises en compte dans le calcul des consommations énergétiques en excluant le débit d'air prélevé à l'intérieur du bâtiment, basculer les ouvertures réglables, en particulier, les orifices d'amenée d'air et les clapets de fermeture de conduits de gaz brulés, en position normale de fonctionnement. Si les ouvertures ou clapets ne sont pas réglables, les laisser tel quel."
Ce texte amène donc à considérer non pas l'étanchéité de l'enveloppe du bâtiment mais bien bien celle de l'enveloppe "prolongée" jusqu'au poêle.
Or le §5.2.1 de la norme NF EN 13829 indique, lui, deux méthodes d'essai A & B. La méthode B étant un "essai de l'enveloppe du bâtiment"; la méthode A = "un essai du bâtiment utilisé".
La B renvoie à §5.2.2 & 5.2.3 où il est dit ""simplement"" que "toutes les ouvertures réglables doivent être fermées et les ouvertures volontaires restantes doivent être scellées".
Il serait tentant de dire que la 13829 est complétée par le guide GAP50 784, sauf que l'encart en première page de ce guide dit "ce document n'a pas été soumis à la procédure d'homologation et ne peut être en aucun cas assimilé à une norme française. Son utilisation est volontaire".
J'espère que vous me suivez dans le dédale ...
Finalement :
-quel est le texte applicable ?
-le "en présence" (en gras ci-dessus) est-il exclusif ? ("en absence" de système de chauffage n'est pas évoquée dans ce guide)
Il me semble que la question de fond est : teste-t-on l'enveloppe seule ou l'enveloppe avec son poêle ???
Où trouver la bonne réponse et infléchir le cas échéant la conviction de l'infiltromètre ?
J'ai envoyé u message là : commission.permeabilite@developpement-durable.gouv.fr où déjà on prévient que la réponse peut tarder ...
Mes excuses pour le roman...
Ma question ne concerne pas vraiment les outils de notre cher forum, mais faute de trouver un autre auditoire ... Et puis je sais qu'ici se trouvent souvent des avis éclairés !
Un de mes clients rencontre un pb particulier quant à son test d'étanchéité final. Il voudrait le faire avant de mettre en place le poêle prévu sur l'étude RT2012 (raison budgétaire; le bâtiment se termine et va donc devoir faire l'objet d'un "Achèvement des travaux" mais ne sera habité qu'au printemps, sans besoin de chauffage jusqu'à l'hiver prochain).
L'infiltrométreur dit que son test final ne peut être fait qu'en présence du poêle.
Le guide d'application GA P50 784 de la norme NF EN 13829 à l'usage des infiltromètres dit :
"En complément du §5.2.1 de la norme NF EN 13829 .../ ... : en présence d'un système de chauffage prélevant l'air à l'intérieur du bâtiment, dont les consommations énergétiques sont prises en compte dans le calcul des consommations énergétiques en excluant le débit d'air prélevé à l'intérieur du bâtiment, basculer les ouvertures réglables, en particulier, les orifices d'amenée d'air et les clapets de fermeture de conduits de gaz brulés, en position normale de fonctionnement. Si les ouvertures ou clapets ne sont pas réglables, les laisser tel quel."
Ce texte amène donc à considérer non pas l'étanchéité de l'enveloppe du bâtiment mais bien bien celle de l'enveloppe "prolongée" jusqu'au poêle.
Or le §5.2.1 de la norme NF EN 13829 indique, lui, deux méthodes d'essai A & B. La méthode B étant un "essai de l'enveloppe du bâtiment"; la méthode A = "un essai du bâtiment utilisé".
La B renvoie à §5.2.2 & 5.2.3 où il est dit ""simplement"" que "toutes les ouvertures réglables doivent être fermées et les ouvertures volontaires restantes doivent être scellées".
Il serait tentant de dire que la 13829 est complétée par le guide GAP50 784, sauf que l'encart en première page de ce guide dit "ce document n'a pas été soumis à la procédure d'homologation et ne peut être en aucun cas assimilé à une norme française. Son utilisation est volontaire".
J'espère que vous me suivez dans le dédale ...
Finalement :
-quel est le texte applicable ?
-le "en présence" (en gras ci-dessus) est-il exclusif ? ("en absence" de système de chauffage n'est pas évoquée dans ce guide)
Il me semble que la question de fond est : teste-t-on l'enveloppe seule ou l'enveloppe avec son poêle ???
Où trouver la bonne réponse et infléchir le cas échéant la conviction de l'infiltromètre ?
J'ai envoyé u message là : commission.permeabilite@developpement-durable.gouv.fr où déjà on prévient que la réponse peut tarder ...
Mes excuses pour le roman...
Re: Infiltrométrie - quand et quoi ?
Bonjour,
Dans le cas évoqué, je considérerai le bâtiment comme non achevé car le poêle n'est pas encore installé. Ainsi, pas d'urgence pour faire l'attestation de conformité à la RT2012 à l'achèvement des travaux, et les test peut aussi attendre la pose du poêle en question.
Je ne répond pas directement à ta question, mais bon j'évite le casse-tête!
Salutations
Yannick
Dans le cas évoqué, je considérerai le bâtiment comme non achevé car le poêle n'est pas encore installé. Ainsi, pas d'urgence pour faire l'attestation de conformité à la RT2012 à l'achèvement des travaux, et les test peut aussi attendre la pose du poêle en question.
Je ne répond pas directement à ta question, mais bon j'évite le casse-tête!
Salutations
Yannick
Yannick PINEAU
Thermicien et Infiltromètre
EfficééA
"L'heure n'est plus à la croissance sans conscience"
Thermicien et Infiltromètre
EfficééA
"L'heure n'est plus à la croissance sans conscience"
Re: Infiltrométrie - quand et quoi ?
Merci de votre avis !
C'est aussi ce que j'ai proposé, mais le maître d'ouvrage l'entend autrement :
il souhaite rester maître de son ouvrage et se conformer à la règlementation et non à l'interprétation possiblement abusive de son infiltrométre...
Lever ce doute pourrait également servir à d'autres situations similaires.
C'est aussi ce que j'ai proposé, mais le maître d'ouvrage l'entend autrement :
il souhaite rester maître de son ouvrage et se conformer à la règlementation et non à l'interprétation possiblement abusive de son infiltrométre...
Lever ce doute pourrait également servir à d'autres situations similaires.
Re: Infiltrométrie - quand et quoi ?
Je pense aussi qu'il faut considérer que l'ouvrage n'est pas achevé tant que le poêle n'est pas installé.
Il y a un risque que le contrôleur demande à réaliser un nouveau test d'étanchéité au moment de la visite, parce qu'il devrait s'apercevoir que le rapport d'étanchéité ne mentionne pas le poêle à bois d'installé au moment de la réalisation du test...
Donc, je vous conseillerai d'attendre que le poêle soit installé avant de faire le test d'étanchéité et la visite de contrôle.
Il y a un risque que le contrôleur demande à réaliser un nouveau test d'étanchéité au moment de la visite, parce qu'il devrait s'apercevoir que le rapport d'étanchéité ne mentionne pas le poêle à bois d'installé au moment de la réalisation du test...
Donc, je vous conseillerai d'attendre que le poêle soit installé avant de faire le test d'étanchéité et la visite de contrôle.
Re: Infiltrométrie - quand et quoi ?
bonjour,
Etant opérateur autorisé pour les tests d'infiltrometrie, je peut vous apporter un éclairage.
Il y a effectivement deux méthodes de test, la méthode A et la B.
Cependant, il n'y a qu'une méthode qui est autorisé pour justifié de la perméabilité d'un bâtiment pour la RT 2012 ou une labellisation, c'est la méthode A.
En fait le but est de mesurer les infiltration du bâtiment dans la forme ou il sera utilisé afin de vérifier que ces dernières sont bien inférieures ou égale à ce qui a été pris en compte dans le calcul RT.
Donc si le poêle n'est pas posé, le conduit d'évacuation ne pourra être bouché par l'opérateur s'il réalise un test en méthode A (ce qui sera très pénalisant).
Il n'y a pas d'alternative, le bâtiment doit être dans sa configuration d'utilisation et donc tous les travaux doivent être achevés.
Bon courage.
Etant opérateur autorisé pour les tests d'infiltrometrie, je peut vous apporter un éclairage.
Il y a effectivement deux méthodes de test, la méthode A et la B.
Cependant, il n'y a qu'une méthode qui est autorisé pour justifié de la perméabilité d'un bâtiment pour la RT 2012 ou une labellisation, c'est la méthode A.
En fait le but est de mesurer les infiltration du bâtiment dans la forme ou il sera utilisé afin de vérifier que ces dernières sont bien inférieures ou égale à ce qui a été pris en compte dans le calcul RT.
Donc si le poêle n'est pas posé, le conduit d'évacuation ne pourra être bouché par l'opérateur s'il réalise un test en méthode A (ce qui sera très pénalisant).
Il n'y a pas d'alternative, le bâtiment doit être dans sa configuration d'utilisation et donc tous les travaux doivent être achevés.
Bon courage.
Re: Infiltrométrie - quand et quoi ?
Merci pour vos contributions.
Voici le jeu de mes questions, et de réponses officielles reçues :
Question1 posée au Cerema
"En maison individuelle, peut-on réaliser le test final d'étanchéité sans le poêle à bois prévu dans l'étude RT2012 en obstruant le conduit de fumée ?
Avec pour hypothèse que : le système de chauffage(poêle) prévu prélève l'air à l'intérieur du bâtiment, sa consommation énergétique est prise en compte par la RT2012 à l'exclusion du débit d'air prélevé."
Réponse1 du Cerema
"Pour quelle raison le poêle à bois est-il absent ?"
Question2 posée au Cerema
"Le maître d'ouvrage n'a pas définitivement arrêté son choix de système de chauffage mais a prévu un conduit pour un éventuel poêle.
Une des variantes d'étude thermique prend donc en compte un poêle.
La question que se pose ce MO est dans le fond : si l'objectif du test d'infiltrométrie est bien de qualifier l'étanchéité à l'air de l'enveloppe du bâtiment, pourquoi faudrait-il que le poêle soit raccordé avant le test ? Ne suffit-il pas d'obstruer le conduit des fumées ?"
Réponse2 du Cerema
"Le Q4Pa-surf est mesuré afin de prendre en compte dans le calcul thermique toutes les fuites d'air parasites et non maîtrisées. On entend par "fuites d'air parasites" les débits d'air qui ne sont pas déjà comptabilisés dans le calcul thermique.
Ainsi, si le débit d'air prélevé du poêle à bois n'est pas comptabilisé dans l'ET, il fait partie des fuites parasites, donc il doit être mesuré à l'occasion de la mesure de perméa de l'enveloppe.
Si le poêle à bois est le mode de chauffage principal, la mesure de perméa doit être faite une fois le poêle à bois installé, car l'étanchéité du poêle et la qualité de son installation peuvent influencer la valeur du Q4. Si vous réalisez la mesure alors que le poêle à bois n'est pas installé, vous ne pouvez pas obturer le conduit.
Par contre, dans le cas particulier suivant, où à la fois :
- le poêle à bois est un chauffage d'appoint;
- le poêle à bois n'est pas installé à la livraison de la maison (à la charge du propriétaire);
- la maison est livrée avec le conduit obturé de façon quasi-permanente (plaque de placo par exemple);
dans ce cas seulement, vous pouvez faire la mesure avec le conduit obturé. J'attire votre attention sur le fait que l'obturation doit être faite par le MO, de façon quasi-permanente, et vous ne devez pas faire d'obturation complémentaire."
J'en tire au moins une conclusion : il n'est pas possible de faire les test d'infiltro définitif tant que le moyen de chauffage principal n'est pas installé.
Voici le jeu de mes questions, et de réponses officielles reçues :
Question1 posée au Cerema
"En maison individuelle, peut-on réaliser le test final d'étanchéité sans le poêle à bois prévu dans l'étude RT2012 en obstruant le conduit de fumée ?
Avec pour hypothèse que : le système de chauffage(poêle) prévu prélève l'air à l'intérieur du bâtiment, sa consommation énergétique est prise en compte par la RT2012 à l'exclusion du débit d'air prélevé."
Réponse1 du Cerema
"Pour quelle raison le poêle à bois est-il absent ?"
Question2 posée au Cerema
"Le maître d'ouvrage n'a pas définitivement arrêté son choix de système de chauffage mais a prévu un conduit pour un éventuel poêle.
Une des variantes d'étude thermique prend donc en compte un poêle.
La question que se pose ce MO est dans le fond : si l'objectif du test d'infiltrométrie est bien de qualifier l'étanchéité à l'air de l'enveloppe du bâtiment, pourquoi faudrait-il que le poêle soit raccordé avant le test ? Ne suffit-il pas d'obstruer le conduit des fumées ?"
Réponse2 du Cerema
"Le Q4Pa-surf est mesuré afin de prendre en compte dans le calcul thermique toutes les fuites d'air parasites et non maîtrisées. On entend par "fuites d'air parasites" les débits d'air qui ne sont pas déjà comptabilisés dans le calcul thermique.
Ainsi, si le débit d'air prélevé du poêle à bois n'est pas comptabilisé dans l'ET, il fait partie des fuites parasites, donc il doit être mesuré à l'occasion de la mesure de perméa de l'enveloppe.
Si le poêle à bois est le mode de chauffage principal, la mesure de perméa doit être faite une fois le poêle à bois installé, car l'étanchéité du poêle et la qualité de son installation peuvent influencer la valeur du Q4. Si vous réalisez la mesure alors que le poêle à bois n'est pas installé, vous ne pouvez pas obturer le conduit.
Par contre, dans le cas particulier suivant, où à la fois :
- le poêle à bois est un chauffage d'appoint;
- le poêle à bois n'est pas installé à la livraison de la maison (à la charge du propriétaire);
- la maison est livrée avec le conduit obturé de façon quasi-permanente (plaque de placo par exemple);
dans ce cas seulement, vous pouvez faire la mesure avec le conduit obturé. J'attire votre attention sur le fait que l'obturation doit être faite par le MO, de façon quasi-permanente, et vous ne devez pas faire d'obturation complémentaire."
J'en tire au moins une conclusion : il n'est pas possible de faire les test d'infiltro définitif tant que le moyen de chauffage principal n'est pas installé.
Re: Infiltrométrie - quand et quoi ?
Petite question sur les tests d'infiltrométrie:
J'ai été consulté pour un projet de construction comprenant 2 bâtiments séparés:
- Le 1er est une maison individuelle classique (1 logement)
- Le 2ème est un bâtiment du même type, composé d'un local commercial au RDC et d'un appartement à l'étage.
Il y a donc au total 2 logements et un local commercial.
Est-on d'accord sur le fait qu'il faudra réaliser:
- 1 x étude thermique pour l'ensemble (1 permis de construire)
- 2 x test d'étanchéité à l'air en fin de chantier pour les 2 logements (facultatif pour le local commercial)
- 3 x DPE
J'ai un doute sur le nombre de tests car j'ai eu des infos contradictoires.
Merci !
J'ai été consulté pour un projet de construction comprenant 2 bâtiments séparés:
- Le 1er est une maison individuelle classique (1 logement)
- Le 2ème est un bâtiment du même type, composé d'un local commercial au RDC et d'un appartement à l'étage.
Il y a donc au total 2 logements et un local commercial.
Est-on d'accord sur le fait qu'il faudra réaliser:
- 1 x étude thermique pour l'ensemble (1 permis de construire)
- 2 x test d'étanchéité à l'air en fin de chantier pour les 2 logements (facultatif pour le local commercial)
- 3 x DPE
J'ai un doute sur le nombre de tests car j'ai eu des infos contradictoires.
Merci !
-
Jonath
- Omniscient
- Messages : 854
- Inscription : 30 janv. 2013 11:02
- Localisation : Chambéry
- Contact :
Re: Infiltrométrie - quand et quoi ?
A ma connaissance, c'est bien ça.
Ton doute vient probablement du fait que dans le cas de logements collectifs, on n'est pas obligé de tester chaque logement, il y a des règles d’échantillonnage. Mais dans ton cas, ça ne s'applique pas.
Ton doute vient probablement du fait que dans le cas de logements collectifs, on n'est pas obligé de tester chaque logement, il y a des règles d’échantillonnage. Mais dans ton cas, ça ne s'applique pas.
Re: Infiltrométrie - quand et quoi ?
Bonjour,
Voici un extrait du nouveau Guide d'application qui concerne ton cas :
"5.1.2.3 Bâtiments mixtes
Les bâtiments constitués de zones à usage tertiaire et de zones à usage d'habitation ne peuvent être mesurés en
entier que si les trois conditions suivantes sont réunies :
— La totalité du bâtiment est soumise à un même objectif de perméabilité ;
— L'étude thermique, le cas échéant, ne stipule pas que le bâtiment est décomposé en plusieurs zones ;
— Les zones sont aérauliquement communicantes.
Dans tous les autres cas de figure (études thermiques multiples, zones non communicantes, etc.), la mesure s'effectue par partie. La règle décrite en 5.1.2.1 s'applique alors aux zones à usage d'habitation et la règle décrite en 5.1.2.2 aux zones à usage tertiaire.
Les valeurs retenues dans les calculs thermiques sont alors les valeurs de chaque zone. Dans le cas où l'étude thermique stipule qu'il s'agit d'un unique bâtiment, avec un unique objectif de perméabilité, et que la mesure a été effectuée par partie, la valeur de perméabilité globale retenue dans les calculs thermiques est alors la moyenne des Q4Pa-surf pondérée par les surfaces déperditives des parties testées, hors planchers bas."
Yannick
Voici un extrait du nouveau Guide d'application qui concerne ton cas :
"5.1.2.3 Bâtiments mixtes
Les bâtiments constitués de zones à usage tertiaire et de zones à usage d'habitation ne peuvent être mesurés en
entier que si les trois conditions suivantes sont réunies :
— La totalité du bâtiment est soumise à un même objectif de perméabilité ;
— L'étude thermique, le cas échéant, ne stipule pas que le bâtiment est décomposé en plusieurs zones ;
— Les zones sont aérauliquement communicantes.
Dans tous les autres cas de figure (études thermiques multiples, zones non communicantes, etc.), la mesure s'effectue par partie. La règle décrite en 5.1.2.1 s'applique alors aux zones à usage d'habitation et la règle décrite en 5.1.2.2 aux zones à usage tertiaire.
Les valeurs retenues dans les calculs thermiques sont alors les valeurs de chaque zone. Dans le cas où l'étude thermique stipule qu'il s'agit d'un unique bâtiment, avec un unique objectif de perméabilité, et que la mesure a été effectuée par partie, la valeur de perméabilité globale retenue dans les calculs thermiques est alors la moyenne des Q4Pa-surf pondérée par les surfaces déperditives des parties testées, hors planchers bas."
Yannick
Yannick PINEAU
Thermicien et Infiltromètre
EfficééA
"L'heure n'est plus à la croissance sans conscience"
Thermicien et Infiltromètre
EfficééA
"L'heure n'est plus à la croissance sans conscience"
Re: Infiltrométrie - quand et quoi ?
OK j'ai bien eu confirmation également des 2 tests d'étanchéité à réaliser sur ce type de projet, sur les 2 logements. Le test sur la partie "local commercial" est envisageable pour valoriser le projet, mais pas obligatoire.
Information supplémentaire si quelqu'un traite un projet équivalent : le DPE du local commercial sera en revanche un DPE vierge, car l'opérateur doit s'appuyer sur des factures d'énergie indisponibles dans le cadre d'une 1ère occupation.
Information supplémentaire si quelqu'un traite un projet équivalent : le DPE du local commercial sera en revanche un DPE vierge, car l'opérateur doit s'appuyer sur des factures d'énergie indisponibles dans le cadre d'une 1ère occupation.