Un temps de transfert élevé permet une restitution de l'énergie emmagasinée par la paroi pendant la nuit vers l'extérieur, c'est le principal intérêt, et c'est pour ça qu'on recherche un déphasage proche d'une demi-période pour les parois extérieures les plus exposées l'été (toiture).
Même avec 30 cm d'un isolant de mauvaise qualité (peu de densité, chaleur spécifique faible), les apports internes générés au bout de seulement quelques heures sont tout sauf négligeables dans certaines régions, ce qui est très largement confirmé par le retour d'expérience et facilement mesurable.
L'expérience qu'on voit sur les salon n'est valable que pendant quelques heures car réalisée en régime statique (donc nécessité de coupe le chauffage au bout d'un moment et de laisser refroidir)
Un rapide calcul donne :
1 m² de fenêtre transmet autant d'énergie "sur une journée" que :
- 55 m² de paroi avec 30 cm d'isolant
- 35 m² de paroi avec 20 cm d'isolant
- 18 m² de paroi avec 10 cm d'isolant
Là encore, c'est un raisonnement valable uniquement en régime statique. La résistance thermique d'une paroi n'apporte pas d'information sur l'énergie qu'elle transmet en régime périodique.
Bien évidemment, je suis tout à fait d'accord, la gestion des occultations sont prépondérantes pour obtenir un bon confort d'été, comme d'ailleurs l'optimisation des masses internes à l'enveloppe, ou la recherche du minimum d'apports internes (veilles, LL et LV à ne faire tourner que la nuit, etc...). Mais ça ne suffit pas forcément, et s'il est possible de "couper" une bonne partie des apports solaires des vitrages grâce à des volets adaptés, il serait difficile d'en faire autant avec le reste de l'enveloppe