Je fais actuellement une étude comparative sur l’impact de l’isolation sur la température intérieure pour un projet. En effet, nous faisons une rénovation de bâtiment protégé. Sa façade est composée de mur épais (46 cm) en moellons.
La solution retenue consiste à isoler par 10 cm à l’intérieur. Je souhaite comparer les courbes de température aux cas où on isole par 20 cm ET où on laisse la façade d’origine (pour profiter au maximum de l’inertie des moellons).
J’ai choisi comme pièce, une salle à manger qui bénéficie d’une baie vitrée de 3*2.5 m occultée à 80% en journée l’été.
Pour la semaine la + chaude, j’obtiens les résultats de la figure 1 qui me paraissent cohérents : il fait plus chaud lorsque l'on n'isole pas. De plus, les courbes pour 10 et 20 cm d'isolation sont quasi confondues car l'inertie se joue dans les premiers centimètres d'isolation.
Par curiosité, j'ai regardé les mêmes courbes mais cette fois, j'ai supprimé le scénario d'occultation qui s'appliquait à la baie vitrée. Les résultats obtenus sont ceux de la figure 2 et je suis assez surpris... Evidemment, la surchauffe est considérable ! Mais les 3 courbes sont (presque) confondues, ce qui laisserait penser que l'isolation devient inutile si l'on ne ferme pas les stores, que la quantité de chaleur rentrant dans la pièce serait la même dans les 3 cas !
De plus, comment se fait-il que l'effet de l'inertie des moellons ne se fait pas ressentir entre le mur d'origine et une façade isolée par 20 cm à l'intérieur ?
Car si l'isolation doit permettre de limiter l'entrée de chaleur dans le bâtiment, l'inertie des moellons devrait, elle, offrir un certain déphasage et permettre un stockage plus important de calories dans la paroi.
Bref, je m'interroge sur ces résultats et j'accueillerais volontiers votre avis à ce sujet
Merci
Bonne fin de journée
Jean-Philippe