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Chaleur latente des occupants
Publié : 18 juin 2013 17:38
par samdor
Bonjour,
Je suis sur un projet depuis quelques semaines, et une question me turlupine ...
Les occupants dissipent, en fonction de leur activité, de la chaleur sensible et de la chaleur latente.
On est d'accord que la chaleur sensible participe au chauffage du bâtiment, à raison d'un certain pourcentage selon l'activité.
Et la chaleur latente des occupants (respiration, transpiration, odeurs, ...), participe-t-elle aussi au chauffage du bâtiment ? Ou bien est-elle d'abord évacuée par la ventilation, puis condensée à l'extérieur du bâtiment ?
Les apports en humidité sont-ils important dans le bilan des apports internes ?
Merci de vos conseils.
PS : je dédie notamment ce post à Bertaud, qui à l'air de s'y connaître grandement sur ce sujet

Re: Chaleur latente des occupants
Publié : 18 juin 2013 17:43
par samdor
Monsieur Étienne Bertaud, excusez-moi
Re: Chaleur latente des occupants
Publié : 19 juin 2013 18:54
par bertaud
Damned !
Re: Chaleur latente des occupants
Publié : 20 juin 2013 13:16
par samdor
Dois-je comprendre que vous n'avez pas de plus de réponses que moi ... ?
Re: Chaleur latente des occupants
Publié : 20 juin 2013 13:56
par bertaud
Oulah ! Il faut que je prenne position...
A l'intérieur de la zone, il est acquis que le couplage hygrométrie-température est négligeable, au moins sous nos latitudes et dans des plages ambiantes ; c'est la raison pour laquelle les courbes d'enthalpies sont des droites sur les diagrammes psychro. Au passage, on peut noter que les règles Th-CE intègrent l'hygrométrie dans le calcul de la chaleur sensible de l'air humide mais je gage que l'effet en est pouillemesque.
L'effet de l'hygrométrie sur les températures est potentiellement plus marquant au niveau des parois : les phénomènes de sorption-désorption dans les parois sont des phénomènes qui engagent des échanges d'énergie et si on regarde les équations, leur conséquence est de modifier l'inertie thermique apparentes des parois (sur un pas de temps donné et lors d'une évolution des paramètres climatiques et des charges internes, la température d'une couche reste stable tant que l'équilibre hydrique n'est pas atteint) ; on trouve des éléments décrivant cela dans le "engineering references" d'Energy + et dans des publications récentes de Energy and building ("Effect of moisture transfer on internal surface temperature). Du point de vue quantitatif, l'effet reste encore négligeable en période de chauffage. En période de rafraichissement, l'effet semble plus marquant mais pas non plus fantastique, d'autant plus que les études sont souvent menées avec des matériaux à fort comportement hygroscopique (terre crue, terre cuite, bétons de chanvre alors que les parois dans les bâtiments sont souvent revêtues de peintures peu étanches) et que l'effet des textiles (habits, ameublement), matériaux très hygroscopiques et présent en quantité massive ne sont jamais intégrés...
Re: Chaleur latente des occupants
Publié : 20 juin 2013 15:15
par Nico.Naud
Très intéressant, "Monsieur" Bertaud
Merci

Re: Chaleur latente des occupants
Publié : 20 juin 2013 15:20
par bertaud
Si ça peut me faire passer au statut de Gourou...

Re: Chaleur latente des occupants
Publié : 20 juin 2013 16:06
par samdor
Je vous remercie beaucoup "Monsieur" Bertaud pour cette réponse complète qui va grandement me faire avancer.
En espérant ne pas vous avoir donné l'impression que je vous mettais la pression avec mon premier post
Sam
Re: Chaleur latente des occupants
Publié : 21 juin 2013 19:55
par bertaud